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Fleuron de DS Automobiles, la N°8 mise sur le confort, le silence et une autonomie annoncée de 749 km plutôt que sur la sportivité. Essai de la finition Étoile, entre élégance à la française et quelques réserves.

Première DS 100 % électrique, la N°8 s’impose comme le nouveau fleuron de la marque. Elle vise une clientèle de grands rouleurs, en quête de confort et de distinction. L’exemplaire essayé portait la finition Étoile, la plus complète, qui ajoute à la Pallas le DS Drive Assist 2.0, les phares DS Pixel LED Vision, la caméra à 360 degrés, le hayon motorisé et l’affichage tête haute étendu.

Un modèle né du concept

Inspirée du concept DS Aero Sport Lounge, dévoilée en décembre 2024, la N°8 reprend l’esprit d’avant-garde de la DS de 1955, que la marque, née en 2014, célèbre depuis ses 70 ans. Elle repose sur la plateforme STLA Medium de Stellantis et tient le rang de vaisseau amiral. Elle est assemblée à Melfi, en Italie, mais l’essentiel de sa chaîne de traction reste français. Le moteur est produit à Trémery (Moselle) et la batterie à Billy-Berclau (Pas-de-Calais), avec une densité énergétique de 264 Wh/kg.

Un style qui ne ressemble à aucun autre

Avec 4,82 m de long pour 1,58 m de haut, elle mêle berline fastback et SUV coupé. Son Cx de 0,24 explique les lignes fuyantes et la calandre lisse, éclairée par le Luminascreen. Chaque pièce de carrosserie a été travaillée en soufflerie, jusqu’aux roues, pour gagner environ 60 km d’autonomie. Les phares reprennent le motif Clous de Paris cher à la marque, et les signatures lumineuses verticales Lightblade rendent la voiture reconnaissable à plus de 100 m. Avec ses jantes de 20 pouces, l’Étoile affiche une vraie prestance.

Un habitacle feutré

À bord, l’Alcantara composé à 68 % de matières recyclées et le cuir tanné à la feuille d’olivier créent une ambiance cossue. Les sièges chauffent, ventilent et massent. L’écran central de 16 pouces reste mesuré et distrait moins le conducteur que les tablettes géantes qu’on rencontre ailleurs, mais la navigation demande un temps d’adaptation. Le rétroviseur numérique exige lui aussi de l’habitude, puis fait vite oublier qu’il s’agit d’un écran. Le coffre paraît un peu petit à l’œil, mais il offre bien 620 litres.

La sérénité avant la vivacité

Sur la route, la suspension pilotée par caméra filtre efficacement les irrégularités et l’insonorisation prolonge cette impression de voyage. La puissance se livre en douceur, et la conduite à une pédale facilite le quotidien. Ce n’est pas une sportive, mais une routière taillée pour les longues distances. Côté aides à la conduite, le DS Drive Assist 2.0 propose un changement de voie semi-automatique, qui déporte la voiture dès que le clignotant est actionné et que la voie est libre, ainsi qu’un régulateur adaptatif prédictif. La vision de nuit repère piétons et animaux jusqu’à 300 m.

L’autonomie, son meilleur argument

La N°8 reçoit une batterie de 74 ou 97,2 kWh utiles. Avec la plus grande, la version 245 ch annonce jusqu’à 749 km WLTP pour 15,9 kWh/100 km, et 686 km en 4 roues motrices. Lors de l’essai, l’autonomie est restée proche de celle annoncée. La charge plafonne à 160 kW en courant continu (20 à 80 % en 27 minutes) et à 11 kW en alternatif.

L’autonomie, le confort et le silence font la différence. On regrette en revanche l’interface de navigation et quelques plastiques de contre-portes en décalage avec le positionnement haut de gamme.

Verdict

La DS N°8 propose une vision très française du haut de gamme électrique, plus confortable que sportive. Au Luxembourg, elle démarre à 55 029,68 euros en finition Pallas, et à 62 608,09 euros en finition Étoile.

Fiche Technique

DS N°8

Motorisations
230 ch (FWD), 245 ch (FWD Long Range), 350 ch (AWD Long Range)
0 à 100 km/h
7,7 s, 7,8 s et 5,4 s
Vitesse maximale
190 km/h
Finitions
Étoile

Points forts

  • Bonne autonomie
  • Confortable
  • Silencieuse

Points faibles

  • L'interface de navigation
  • Quelques plastiques à bord